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Responsable achats dans l'industrie, une fonction stratégique à découvrir

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jeudi 7 février 2008

Acheteur... mais c'est pas un métier ça !

Quel acheteur n'a pas entendu ça...

Un grand classique, qui serait presque drôle, s'il ne revenait pas aussi souvent. Car pas mal de personnes partent du principe que si tout un chacun achète dans sa vie quotidienne (ses courses, des prestations comme le coiffeur etc), il n'est pas besoin de formation spécifique ni de bagage particulier pour acheter en entreprise.

Il faut dire que les entreprises ont largement contribué, à une époque heureusement révolue, à faire passer les achats pour un placard.

L'économie étant aujourd'hui mondialisée, l'acheteur a fini par acquérir une dimension stratégique de spécialiste des marchés amont.

Pourquoi marchés amont ?

L'acheteur achetant pour l'entreprise, il n'est pas le client final des produits qu'il prospecte. Il y a donc dans la fonction une notion de service très forte à l'égard des utilisateurs. On l'aura compris, l'acheteur, même très bon, ne peut travailler seul. Résolument orienté "transversal" dans l'entreprise, le poste nécessite, outre une bonne connaissance des produits et process de l'entreprise (transformation de matière première par exemple), une ouverture d'esprit (pour écouter ses clients : service qualité, commerciaux, production, bureau d'étude), une bonne maîtrise des langues étrangères (anglais courant + technique impératif, une 2e langue un plus), et un bon profil général doublé d'une spécialisation achats, ce ne sont pas les bonnes formations qui manquent, du Master Achat International de Strasbourg à celui de Bordeaux, en passant par l'inévitable DESMA de Grenoble.

Assurément considéré comme un centre de profit (il a une très forte orientation à la baisse des coûts), il pourra avoir un impact décisif sur les résultats de l'entreprise. Ainsi, une baisse de 10% des achats sur un budget de 10M€ d'achats se soldera sur une année par 1M€ de marge supplémentaire... Combien de vendeurs et de ventes aurait-il fallu pour récupérer autant de marge ?

Les chiffres paraissent tout de suite énormes, c'est oublier que dans l'industrie, les achats constituent souvent plus de 50% du chiffre d'affaires. Dans le commerce, ce ratio est beaucoup plus élevé.

On comprend dès lors que la fonction (qui est plutôt jeune puisque la "professionnalisation" date des années 70 pour coincider avec les premiers ratés de l'économie de marché), soit porteuse et le métier enfin reconnu... à partir d'une certaine taille de structure.

Et c'est dommage ! Les PME/PMI gagneraient à avoir des professionnels des achats à leurs côtés, les enjeux dépassant bien souvent le simple cadre d'un salaire versé (qui est récupéré très vite).

Fin des recherches

cafetiere

Voilà...

A force de prospection, de rédaction, de balades sur les routes et de courage à 2 mains, l'emploi m'a finalement rattrapé vendredi dernier.

Voici donc un nouveau responsable achats tout neuf, plongé au coeur de l'industrie régionale Alsacienne sur un produit... sexy !? (voir photo)

Plein d'idées (j'ai pris une dernière semaine pour préparer mon plan d'action et mes tableaux de bord achats), d'énergie et prêt à en découdre, j'aimerais remercier ceux qui ont pris la peine de visiter ces quelques pages, et encourager ceux qui sont encore sur le carreau.

2008 sera une bonne année pour les cadres, je leur souhaite que ce soit leur année autant que la mienne.

Je les invite à persévérer si leur but est clairement identifié et qu'ils s'en donnent les moyens, non seulement ça paye sur le terme, mais on se sent mieux dans sa vie quotidienne quand on est acteur de son propre changement.

J'aurais pu décider de fermer le blog, mais... L'envie et le goût d'écrire et le besoin de partager sur mon métier (pour ceux qui seront amenés à travailler avec des acheteurs, ou de futurs acheteurs) l'emportent.

La future orientation sera donc nettement plus pro, business focused comme diraient les anglo-saxons, avec des trucs, astuces et surtout un regard de spécialiste sur mon métier - qui est aussi une passion.

Et ça commence tout de suite...

mercredi 21 novembre 2007

La fantasme de l'ingénieur...

inge

On connaît bien les particularités du système français notamment à travers la fonction cadre par exemple (que j'ai essayé d'expliquer à un interlocuteur scandinave en anglais, inutile de préciser à quelle vitesse je me suis enfoncé - et non, un "executive" n'a pas forcément le statut sous entendu en France, car on peut être cadre sans être encadrant).

Depuis que je suis en recherche sur le poste d'acheteur, notamment pour les problématiques techniques que j'affectionne, j'ai découvert un nouveau mal français : l'ingénieurite aigue.

Ceux qui lisent le Fig' du lundi matin (pages éco) savent déjà que le commercial mène à tout dans toute entreprise de 3 à 2 milliards de collaborateurs (qu'est ce qu'il ne faut pas écrire pour dire qu'on est en manque de commerciaux dans ce pays, quand même).

Une nouvelle donnée à prendre en compte, le fantasme de l'ingénieur.

Vous voulez être acheteur automobile ? Ingénieur avec double spécialité achat bienvenue (j'aurais personnellement rajouté un MBA de l'INSEAD dans l'annonce)

Trader ? Ingénieur avec DESS/Master finance

S'il est sûr que la mouvance des entreprises va de plus en plus amener les collaborateurs à disposer de multiples compétences, il est clair que tout le monde ne peut se permettre d'avoir 2 bac+5 (je ne parle même pas d'arriver à disposer d'ingénieurs en quantité suffisante, puisqu'entre les SSII, les banques pour l'ingénierie financière et les autres, la "production" d'ingénieurs en France ne suffit pas à assurer les besoins des entreprises).

Bref, pourquoi tant de rigidité face à des profils de personnes qui ont fait leur preuve, voir souvent sur plusieurs fonctions (ce qui est mon cas, oui, il faut bien se vendre un peu) ce qui permet une vue transversale ?

Je pense que la force de l'être humain, c'est précisément l'adaptabilité face à des situations nouvelles et des environnements inédits.

On avance...

Encore un blanc de quelques semaines...

Après un break de 4 semaines de bricolage à la maison (je me suis dit que tant qu'à rechercher une activité, reprendre les études et aménager mes journées, je pouvais bien me rajouter un peu de stress avec un quelconque déménagement), je me suis replongé à fond dans mes recherches, entrecoupées de pauses recherche d'info sur mon sujet de mémoire achat.

Le dit sujet :

Stratégies achat liées à la nouvelle donne environnementale dans le secteur automobile.

(Oula, c'est long) Attention, top départ, on ne regarde pas par dessus l'épaule du voisin et on rend la copie dans quelques mois.

50 pages, soutenance, diplôme, on avance.

Bon, il y a quand même de quoi faire, pas mal de lecture sur le sujet environnement. De quoi également valoriser un travail de longue haleine dans la filière automobile, dont les acteurs (constructeurs, sous-traitants) sont très présents dans la région est.

Pour le reste, je constate toujours avec un égal plaisir que le retour d'information sur une candidature n'est absolument pas un dû pour l'entreprise.

Du coup, il faut garder le moral et passer outre, quitte à en rire un peu.

Application la semaine dernière, à un forum de recrutement:

Greg : bonjour, vous recrutez quels types de profils ?

Recruteur : nous sommes une SSII, nous avons besoin d'informaticiens

Greg (après un silence calculé de 5 secondes) : c'est dur, hein ?! (sourire narquois)

Recruteur : euh, oui (rire jaune)

Et là je tourne les talons.

J'ai quand même eu 1 relance de candidature positive, 1 entreprise intéressée et de bonnes informations sur l'environnement économique du moment (qui bouge pas mal avec la reprise de l'activité chez les voisins allemands).

Ahh ! J'oubliais !!

J'avais parlé il y a quelques billets des difficultés de recrutement dans le BTP.

Du coup, au salon, j'ai abordé un des protagonistes du secteur en lui manifestant mon intérêt pour le milieu et mon souhait éventuel d'intégrer la filière (qui ne délocalise pas comme aime à la vendre Bouygues Construction). Après un échange de 30 minutes, ce qui m'amène à saluer l'enthousiasme des personnes de ce secteur (ce qui fait toujours plaisir à voir), j'ai bien compris qu'il vallait mieux être ingénieur BTP pour être acheteur dans ce milieu.

Bref, peu d'ouverture d'esprit alors que la situation est hyper tendue et c'est bien dommage. Au fait, il vous manque combien de personnes ? 500 000 ? Bon courage !!

lundi 8 octobre 2007

Le management...

management

La 30aine exerce-t-elle un effet irrationnel (et donc rassurant pour le recruteur) sur les possibilités d'encadrement d'un candidat ? Ou bien s'agit-il des prémisses de ma calvitie (renforcée il est vrai par une coupe de cheveux qui n'est pas sans rappeler mes 3 jours - que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître chanterait le grand Charles) qui me confère un aspect managérial certain et a fini par l'emporter auprès des recruteurs ?

Toujours est-il que le fait d'avoir entendu le mot "management" 3 fois en entretien durant ces derniers mois a suscité l'envie d'en savoir plus sur les méthodes et techniques proprement dites.

Avec un avantage sur les concurrents, c'est que j'ai eu la chance d'avoir 2 extrêmes en terme de management : le leader charismatique (Siris à l'époque) et le petit caporal qui passe 30 pauvres minutes sur l'entretien annuel (non, je ne donnerai pas de nom :-) entre 2 tentatives de manipulation (laquelle manipulation passant inaperçue auprès de l'équipe comme un éléphant dans un couloir).

Du coup, l'ouvrage me paraît intéressant dans le sens où il énumère un certain nombre de qualités qui sont figées dans le temps et quelque soit le style de management, sans tenir compte des modes, modes génératrices d'ouvrages lucratifs à l'attention de ceux qui ne savent plus sur quel pied danser avec leur équipe (vécu également, avec évidemment un changement de méthodes tous les ans, il est bien connu que la mode... se démode).

A tester donc, en tous les cas, 11 euros investis pour la bonne cause

PS : le pendant "la Vente pour les Nuls" à conseiller également, par contre éviter "Mac OS X pour les Nuls", pas terrible

dimanche 30 septembre 2007

Speed Dating Pro

Sur un pari un peu fou, et grâce à l'initiative d'Abla Alami Uhl (passée sur ce blog récemment, comme quoi tout arrive :-) et de Pascal Gaden de l'ADIRA, j'ai eu l'occasion intéressante d'expérimenter le concept de speed dating professionnal.

7 minutes par cabinet que multiplie 8 cabinets.

CQFD.

Avantage pour le candidat : voir une foultitude de cabinets en un seul endroit sans la barrière du traditionnel CV, lettre, coup de fil (barrière à côté de laquelle le plus souvent le barrage secrétaire s'apparente à une vaste blague).

Avantage pour les recruteurs : des candidats triés sur le volet (les places sont limitées) avec des profils intéressant toutes les fonctions recherchées par lesdits cabinets.

Bref, une EXCELLENTE initiative pleine de bon sens et pleine d'avenir, en tous les cas c'est ce que je souhaite à Abla et Pascal pour les futures éditions à venir. Et encore merci de m'avoir proposé de passer ce vendredi AM.

Petit conseil pour les candidats : bien concentrer votre présentation argumentaire pour ne pas dépasser le temps imparti et si possible chronométrer l'entretien pour savoir précisément combien de temps il reste (apparemment j'étais le seul à le faire, mais ça me semblait indispensable vu la vitesse de l'entretien).

Une formation chasse l'autre...

Après quelques semaines loin de mon clavier wifisé blogué Macintoshisé...

4 semaines intenses avec la dynamique équipe de Gaston Rieffel de Ressource Formation, en petite équipe de 10 personnes. J'avoue avoir pas mal appris sur l'environnement micro et macro économique, en tous les cas suffisamment pour avoir (un jour) envie de me lancer. J'ai laissé à d'autres le soin de se présenter au jury de ce jeudi, mon projet n'étant pas finalisé, j'avoue que j'ai décroché au milieu de la 3e semaine. En effet, avec des journées bien remplies et les obligations habituelles (CV, relances, enfant, ménage, alimentation, musique etc), mon cerveau a rendu l'âme après une bonne dizaine de pages sur le projet.

J'en étais arrivé à me demander (sérieusement) si je n'avais pas un calendrier plus rempli que quand j'étais cadre commercial (mais où ai-je planqué ma vitamine C ?).

Du coup, j'ai pris la lourde décision de me recentrer sur l'essentiel, à savoir: - recherche d'emploi sur ma fonction, et ça me réussit plutôt pas mal car sur les 6 dernières offres répondues, j'ai eu droit à 4 entretiens sur des tailles diverses (de la PME au grand groupe bancaire), more on that later this week, - le mémoire pour l'obtention du diplôme achat, heureux ceux qui sont déjà en entreprise puisqu'ils ont une multitude de problématiques à gérer ce qui leur permet de trouver un sujet en corrélation avec leur quotidien, - le déménagement de notre appartement, après quasi 4 ans de campagne d'allers retour et d'énervement dans les bouchons, décision a été prise de revenir sur Strasbourg, point sur lequel j'ai fini par céder à la rentrée eu égard au temps perdu inutilement chaque jour en voiture (ne parlons même pas de la question du prix de l'essence).

Exit donc la musique pour l'instant (qui me prenait 2 AM par semaine), exit donc aussi le club de recherche emploi qu'il faut que je prévienne (encore 2 AM par semaine).

Le temps n'étant pas extensible, il faut faire le tri et revenir aux petits plaisirs de l'existence plus tard (pour moi : les concerts, oh yeah Obernai il y a 15 jours caché derrière mes lunettes de soleil et ma Fender Precision préférée, une vraie rock star, d'ailleurs on a joué les capricieux en obtenant une bouteille de vendanges tardives dans la loge, bien joué Stef :-)).

Cette semaine été pour moi le début de la formation de l'IECS, avec déjà quelques intervenants pertinents et la certitude absolue d'avoir fait le bon choix. Bon choix sur la formation puisqu'elle m'a permis depuis introduction sur le CV de me vendre pour les entretiens (le cap psychologique du Bac+5, la notoriété de l'école dans la région). Bon choix sur les finances également (je suis le seul à payer de ma poche, pour les autres, l'entreprise ou le Fongecif prend en charge le coût de la formation). Enfin, bon choix tout court pour la certitude que j'ai enfin acquise que j'étais à ma place dans les achats, ce que je pressentais de par mon parcours assez varié (comptabilité, marketing, achat puis vente), mais il est toujours bon de se rassurer quand, en sortant de cours, on entrevoit un certain nombre de problématiques achat, et qu'on cherche à en savoir plus à travers les médias disponibles.

Résultat, je suis reparti avec 3 livres de la bibliothèque et j'en ai déjà avalé 1 et demi :-)

L'occasion d'attaquer bientôt un billet sur le métier d'acheteur, ce métier inconnu, parfois incompris et pourtant essentiel à la bonne marche des entreprises.

mercredi 29 août 2007

Wow, c'est la rentrée...

Désolé pour mes fidèles lecteurs si j'ai perdu un peu le fil du blog, c'est que c'est la rentrée, et il y a de l'activité dans l'air.

D'abord j'ai du traiter 3 offres, dont une pour laquelle j'ai déjà passé 2 entretiens (un 3e en préparation semaine prochaine).

Conclusion: le passage par l'APEC pour remodelage du CV et la stratégie s'est avérée payant, tout comme la formation à l'IECS qui semble séduire... Tant mieux, c'était le but !

Cette semaine a vu le démarrage d'un mois de formation à la création d'entreprise.

Quoi ? Greg créateur d'entreprise, acheteur, musicien, motard et père de famille, tout ça en même temps ?? Calmons les ardeurs...

En période de chômage, il est bon d'avoir des idées, et c'était l'occasion où jamais de s'y mettre. J'ai donc profité d'une formation payée par la région pour m'y mettre, et à cela j'y vois quelques atouts pour la suite: - d'abord, ça permet de mettre les choses à plat sur un projet précis; ici, typiquement, j'engage mon projet (ma compétence, mon expérience) face à la vision et la curiosité d'un auditoir, et je formalise le tout par écrit ce qui est une forme d'engagement moral, - ensuite, ça permet de se changer les idées, et de faire fonctionner ses neurones (oui oui) autrement que pour écrire des lettres de motivation, - à noter également, la perspective de voir de nouvelles personnes, donc élargir le réseau, converser sur des sujets qu'on ne connait pas (nous sommes 10, tout le monde a un projet différent), - et enfin, last but not least (Nat, si tu me lis...), re-découvrir l'ensemble du fonctionnement de l'entreprise permet de mettre en relief sa fonction, et en l'occurrence, l'acheteur, si le poste est bien construit, est au coeur de nombreuses problématiques dans l'entreprise: relation avec les direction des ventes, le DAF, la qualité, les fournisseurs bien sûr...

Bref, une excellent manière de prendre de la hauteur pour être plus performant par la suite !

J'ajoute que je passe également un peu de temps sur les forums d'acheteurs, une population qui converse beaucoup et où les membres sont assez solidaires, tant sur des problématiques de méthodes (comme résister à la hausse de telle matière première), que sur des problématiques de sourcing, notamment à l'étranger (où comment s'approvisionner dans un pays instable avec ses voisins, qui connait régulièrement des inondations, a une infrastructure routière désastreuse, j'en passe et des meilleures).

More on that later !

lundi 13 août 2007

Pendant ce temps là, en Suisse...

suisse

A la suite d'une discussion pendant les vacances avec une amie DRH Suisse, j'ai appris que là bas, ils répondaient systématiquement aux candidats que la suite à donner soit positive ou négative.

Enfin, je dis ça, je dis rien, moi...

Back to business...

gregmini

Non, ce n'est pas l'appel de l'emploi mais juste mon retour sur le blog :-)

4 semaines après mon dernier poste, je reprends donc le clavier, mon CV, mes clics et mes clacs, mon courage à deux mains et j'y retourne!

Je voulais en profiter pour remercier les derniers posteurs qui m'ont rejoint, ainsi que les gens de EstJob toujours agréables et qui m'ont permis de gagner un lot grâce à un de mes billets. Voilà qui redonne du coeur à l'ouvrage!

Et un merci également à Christian qui ne me voyant plus, m'a recontacté par mail, il faut que j'aille maintenant poster sur les blogs des uns et des autres.

Les dernières nouvelles d'avant mes 15 jours dans le sud : entrée officielle à l'IECS (école de commerce régionale) pour mon diplôme d'acheteur, un nouveau CV tout neuf et un peu plus pertinent suite à 3 jours passés à l'APEC.

Et 4 nouvelles candidatures ce matin, on reprend comme on peut (même si la moitié des gens avaient un mail d'absence, évidemment).

mercredi 11 juillet 2007

Partageons l'information

info

Suite à l'heureuse initiative de Christian sur le partage d'information de métiers, je propose un complément : le partage d'information sectorielle.

Concrètement, comment ça marche ?

Chaque candidat qui le souhaite rédige à partir d'un court questionnaire, une synthèse sur un secteur qu'il connaît bien.

Cela permet à ceux qui souhaitent s'engager dans un secteur qu'ils ne connaissent pas d'avoir une visibilité comme l'évolution du marché, les protagonistes en place, l'innovation dans le secteur etc. Ce sont des arguments qui font la différence sur une lettre de motivation et en entretien.

Ca permet également d'agrémenter sa culture générale, il est bien connu que quand on est en poste depuis quelques temps, on a un peu de mal à lever la tête du guidon pour voir ce qui se passe ailleurs.

Des volontaires ? Je commencerai sous peu avec le milieu télécom.

Live from Cadremploi

cadremploi

Ce qui me fait le plus plaisir, c'est que ce n'est pas un candidat qui le dise...

Excellent édito, morceau choisi "Heureusement, d’autres professionnels ont des doutes. Et se disent qu’il y a peut être un problème d’adéquation entre l’offre et la demande. Entre le fantasme d’un dirigeant à la recherche d’un collaborateur à triple compétences, parlant fluently le Mandarin, attiré par un salaire de débutant, tout en étant doté du charisme d’une rock star, et la réalité des candidats qui viennent postuler."

http://www.cadremploi.fr/emploi/edito

mardi 10 juillet 2007

N'envoyez pas de CV, 2e édition et application

Je reviens sur ce livre dont j'ai parlé il y a quelques jours.

J'ai mis en application les bons préceptes de de la recherche active d'information.

Donc 1er acte, il y a 15 jours je réponds à la seule annonce de commercial qui m'aurait donné envie de refaire du commercial. Dans la musique.

Outre les recherches traditionnelles sur le site institutionnel (que 95% des candidats réalisent), je pose 2 postulats en me rendant sur le terrain : les produits de l'entreprise sont assez peu visibles (quoique bons, et j'argumente, ça tombe bien j'en ai à la maison), et les vendeurs terrain connaissent mal les produits. Ma lettre est toute prête, il me reste à inclure les 2 remarques dans la lettre et argumentant que j'ai bien en tête quelques idées pour résoudre tout cela (et donc potentiellement augmenter les ventes).

La réponse ne se fait pas attendre de la RH, rappel de sa part 2 jours plus tard (record battu).

Naturellement, comme elle a senti le teasing (je cite), elle me fait parler afin de sentir si j'en ai un peu sous le pied.

Essai transformé, le rendez-vous est fixé plus tard. J'ai 2 jours ouvrés pour préparer l'entretien.

2è acte, l'entretien. J'ai interviewé 7 personnes sur des aspects divers : perception des produits par les vendeurs (je me déplace en magasin), les acheteurs (je connais des utilisateurs), et des influenceurs (mon prof de piano, qui en plus est directeur de l'école de musique locale) ; sur les sociétés japonaises, dont il me faut connaître un minimum le fonctionnement (attentes de la hiérarchie par exemple) ; sur les instruments à vendre par la suite, en effet je n'y connais pas grand chose en violons ou en percussions pour orchestre.

Je trouve le CV de mon potentiel futur chef sur Viadeo (encore une raison de fouiner sur ledit site).

J'appelle quelqu'un en interne qui me parle pendant 20 minutes de son entreprise, son fonctionnement, ce genre de chose.

Inutile de préciser que pendant l'entretien, je déroule tout cela méthodiquement.

Vient une mise en situation sur le "comment vendre un produit le dernier jour du mois". Grâce à la préparation, je ne m'en sors pas trop mal.

Retour à la maison.

Le lendemain, rappel de la RH qui souhaite me revoir le lendemain pour 11 heures. Pas possible pour moi, les TGVs sont blindés, il est exclu une réservation par train, trop tard. Et je n'ai pas encore réfléchi à certains aspects impactants pour ma vie privée (minimum 3 nuits sur 4 en hotel par semaine + 1 semaine sur place dans le 77 par mois). Je donne ma réponse finalement le lendemain après concertation familiale.

Moralité :

- la lettre de motivation m'a permis d'aller au RV, RV que je n'aurais pas eu avec une lettre bateau (conclusion, les vieilles lettres, dans la poubelle du Mac)

- le bouquin a vu juste, cibler, ça paie,

- cibler, si on veut faire pro (mais n'étions nous pas des pros quand nous étions en poste ?), ça prend du temps ; avantage certain : quand on connait les produits d'une société qu'on démarche, ça permet de se mettre en situation (vais-je me plaire à vendre ça ?), en tous les cas, ça permet psychologiquement de faire - un peu - partie de la société (on peut d'ailleurs utiliser des exemples de ce qu'on ferait avec une tournure du genre : "demain, si je suis embauché chez vous etc"),

- avoir eu un contact en interne, ça permet de se faire une idée de l'ambiance,

- avoir interrogé autant de monde, ça a créé non seulement de la valeur ajoutée sur ma candidature, mais ça a aussi fait passer les autres (parmi lesquels de sûrement bien meilleurs commerciaux), pour des gens moins impliqués, en tous les cas moins perfectionnistes dans la démarche,

- enfin, avec une démarche fondée sur la curiosité et le sens de l'investigation, j'ai prouvé que c'était à la portée de tous ceux qui se donnent un peu de mal à aller sur le terrain. C'est là la leçon la plus importante de mon action.

Bref, non seulement, je vais continuer dans cette voie, mais je vais en plus m'enrichir de connaissances sectorielles qui me seront peut être utiles un jour (par exemple, en ce moment je vise une société qui fabrique des raccords pour l'industrie agricole, industrie à laquelle je ne connais, jusque demain, strictement rien).

En espérant avoir redonné l'espoir à ceux qui rament.

La tête de l'emploi

dalton

L'avoir ou pas...

C'est la question du jour.

En fait, c'est une mauvaise question que je me pose.

Rapport au contact que j'ai eu avec un grand cabinet mondialement connu, dont le consultant :

- après n'avoir pas re-confirmé notre premier rendez-vous la première fois,

- après m'avoir reçu 30 minutes en retard la deuxième fois,

- après avoir envoyé mon CV à un de ses clients AVANT de m'en parler,

- et surtout après ne m'a pas recontacté alors que j'ai rappelé 2 fois et envoyé 2 mails à son adresse personnelle.

Bref, une seule chose à dire : quand on n'a pas le sens du client et que la seule préoccupation est de choisir ses boutons de manchette et la teneur de son noeud de cravate le matin, on va entasser des poissons à Rungis.

La politesse, c'est une question de respect pour l'interlocuteur, même s'il est en recherche d'emploi et potentiellement moins intéressant pour un recruteur.

Peut être certains l'ont-ils oublié, mon ami Patrice me l'a rappelé ce matin, mais le jour où l'on sera en poste et on aura besoin de recruter, on saura quel cabinet utiliser... ou pas.

vendredi 6 juillet 2007

Les entreprises sous le feu de la notation

Un clin d'oeil en cette période pluvieuse.

Et si les personnes en poste pouvaient noter et dire à quel point elles apprécient leur entreprise ?

C'est presque chose faite avec www.stagescritics.com, un site orienté vers la notation des entreprises selon la manière dont elles gèrent leurs stagiaires (on peut extrapoler au personnel à durée indéterminée avec un peu d'imagination).

Certes, il n'y a pas (encore) des douzaines de commentaires, mais ça donne déjà le ton. Et si certains étudiants sont tout à fait contents de leur stage, d'autres sont carrément révoltés : photocopies, manque de missions réelles au profit de tâches ingrates (pour des bac+5, c'est limite), sans parler des missions refacturées au prix fort réalisées par des stagiaires tout juste bons à servir de chair à canon.

Bref, en cas de baisse de moral, un site à consulter pour constater que ça peut être pire ailleurs !

mercredi 27 juin 2007

Je, tu, vous...

Et vous ?

Etes vous pour le vouvoiement ou le tutoiement dans les relations hiérarchiques ?

Pour ma part, je me souviens de mes débuts dans la banque, où il aurait semblé inimaginable de tutoyer mon chef de service (un peu comme si j'étais venu sans cravate).

Avec du recul, et 7 ans plus tard, je me rends compte à quel point le tutoiement aurait mieux fait de rester dans la sphère personnelle...

Alors assurément, la prochaine fois, je vouvoierai le dernier et ne cèderai pas à la facilité, question de respect de l'interlocuteur !

Vos commentaires les bienvenus...

lundi 25 juin 2007

N'envoyez pas de CV!

fox

C'est sous ce titre volontairement provocateur que se cache un astucieux livre de recherche d'emploi.

Radicalement différent de tout ce qu'on peut lire et qui s'apparente à du copier coller d'une édition à l'autre, Jeffrey Fox place le candidat dans une logique commerciale/marketing.

S'en suit une analyse vraiment pertinente et intemporelle d'un mode de recherche actif et dynamique.

Parmi les bonnes idées, je retiens :

- que la DRH n'est généralement pas acheteuse du candidat et que le choix importe bel et bien à l'opérationnel,

- que le candidat peut et doit se rendre attrayant, tout comme un paquet de cornflakes (c'est l'exemple qui est donné), à travers un marketing mix soigné et travaillé,

- que postuler à un poste en voulant se différencier de 200 autres candidats, c'est impérativement se mettre en position de recherche approfondie de la marque, du secteur, de l'évolution, des produits voire de la stratégie de l'entreprise visée,

- qu'il est bon, comme dans le commercial, de se fixer un but pour chaque rendez-vous,

- que, toujours comme dans le commercial, il est bon de se taire et d'écouter.

Bon, je ne peux pas tout résumer, mais il est clair que ce livre oriente ma démarche à venir et manière encore plus qualitative.

Hyper instructif et très motivant !

lundi 18 juin 2007

Aide toi...

et le ciel t'aidera...

C'est en substance le message, pas très positif, de la demi-journée.

Suite à mon premier RV avec l'APEC, je constate que malgré la volonté apparente de mon interlocutrice (et de sa compétence) :

- pour le financement de la formation, il ne faudra pas rêver, en France visiblement on ne participe pas à ce type d'action pour la population cadre; la seule chance de se faire payer une formation, c'est de postuler pour un poste moyennement qualifié (donc en dessous de cadre) sur lequel il y a une forte demande; par conséquent, si je souhaitais devenir maçon ou maître d'hôtel (nb: je n'ai rien contre ces métiers, chacun sa spécialité), les portes de la formation me seraient grandes ouvertes.

Alors que la possibilité de se former tout au long de sa vie est souvent mise en avant par les médias (loi de modernisation sociale du 13 juin 2001), on constate donc un décalage entre les désirs de la classe dirigeante et la réalité du terrain (et probablement le porte monnaie -vide- des acteurs du financement à la formation).

- ensuite pour mon accession au poste d'acheteur, il semblerait qu'il faille que je repasse par un poste d'assistant achat et qu'on ne me prendra jamais à cette fonction (c'est amusant, j'ai déjà validé ce point sans que pose de soucis avec 3 autres interlocuteurs).

Conclusion, depuis ma dernière fonction aux achats, je n'ai absolument rien appris dans le commercial qui puisse me servir par la suite, c'est d'une évidence qui saute aux yeux, tous les acheteurs le savent;

- autre évidence, il serait bien que je me forme en vue d'un Bac+5 (cap psychologique pour les RH) - à mes frais admettons - mais le fait de passer mon Bac+5 en achats ne m'assurera absolument pas un poste d'acheteur à la sortie. J'imagine (raisonnement personnel), qu'avec mon Bac+5 je serai en plus sur-calibré pour le poste d'assistant. J'en conclus donc que je devrais investir mon argent ailleurs ? (ça tombe bien, j'ai une salle de bain à refaire)

- enfin, cerise sur le gâteau, un dernier bon conseil : si rien ne bouge d'ici octobre novembre, il faudra que je me repositionne sur un poste de commercial.

On peut rêver !

Moralité : les intérêts de l'APEC me semblent converger vers ceux de l'ANPE, à savoir la sortie à la va vite des gens inscrits sur les listes.

Je suis perplexe, sûrement déçu de la tournure des évènements, en tous les cas je n'aime pas réagir à chaud. Si quelqu'un a un avis...

jeudi 14 juin 2007

On se motive...

ural

Encore le rush !

Dans le désordre, ma première réunion dans l'association de chercheurs d'emploi... Que de profils différents, de parcours différents même si je n'en sais pas encore beaucoup sur tout le monde... C'était l'occasion de voir un peu le fonctionnement de l'association et surtout de prendre pied avec une future activité qui va m'occuper un peu chaque semaine.

Prochain passage, jeudi prochain pour du phoning (ça me rappellera le commercial :-).

Sinon, ce matin, j'ai appris qu'il était un peu tard pour m'inscrire pour le Master Achats de l'IECS (l'école de Management de Strasbourg), et surtout le financement (pour faire simple, le prix d'une petite voiture...).

Info de dernière minute, merci Christian, les anciens cadres peuvent faire prendre en charge la moitié de la formation, c'est déjà ça... Je retente demain, le tout sur les chapeaux de roue bien sûr, puisque dernier jour pour me faire connaître, sans quoi, il faudra attendre un an !

Egalement cette semaine, un bon contact avec un cabinet de recrutement US bien connu (qui a envoyé mon CV à un client AVANT notre rencontre), j'en suis resorti avec un conseil du consultant assez pertinent, à utiliser en tous les cas aux prochains rendez-vous.

Et pour me faire plaisir, j'ai décidé de m'acheter une énième guitare (oui, je sais, j'en ai déjà 12) à ma prochaine embauche, gageons que Madame, qui lit le blog, va passer par toutes les couleurs de l'arc en ciel. A moins que je ne craque pour un side-car russe assez rustique mais au charme bien prononcé (voir la photo). A voir, ça prend toujours plus de place qu'une guitare...

vendredi 8 juin 2007

Etre acheteur pour la première fois

acheteur

Le rôle de l'acheteur se borne-t-il uniquement à la négociation tarifaire ?

C'est l'écueil que cherche à éviter cet ouvrage, rédigé par deux pointures du métier (l'un est ancien directeur achats de Valeo, l'autre tuteur à l'Essec, excusez du peu).

De la définition du poste par rapport à son environnement global à la prise de de poste de la direction achats, en passant par la définition de l'acheteur projet/famille, au pilotage des objectifs, c'est en moins de 200 pages une introduction complète pour maîtriser rapidement l'ensemble des aspects du métier et l'exercer avec passion et succès.

Parfois mal perçue (aussi bien en interne qu'en externe), la fonction achat permet d'être, comme sa proche cousine la vente, sur le devant de la scène en participant directement à la marge de l'entreprise.

Que m'a apporté ce livre ? Assurément une grande source d'inspiration, et de motivation, qui laisse le soin à d'autres ouvrages de rentrer dans le détail de la technique proprement dite (analyse de la valeur par exemple).

Un livre à recommander donc, j'ajoute que j'y aurais sûrement gagné à lire ce livre quand j'excerçais la fonction commerciale.

Et pour boucler, rappelons que les achats c'est :

  • Un gisement de 1364 offres d'emploi pour la fonction au cours des 3 derniers mois comparativement aux 3 mêmes mois de l'année précédente, soit une nette hausse de 28% (source Apec 2007)
  • Une priorité pour 69 % des dirigeants qui souhaitent l'amélioration des performances de leur entreprise (source Cegos 2005)
  • D'autres données sur la fonction sur le toujours pertinent site de l'APEC.

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