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Responsable achats dans l'industrie, une fonction stratégique à découvrir

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jeudi 7 février 2008

Acheteur... mais c'est pas un métier ça !

Quel acheteur n'a pas entendu ça...

Un grand classique, qui serait presque drôle, s'il ne revenait pas aussi souvent. Car pas mal de personnes partent du principe que si tout un chacun achète dans sa vie quotidienne (ses courses, des prestations comme le coiffeur etc), il n'est pas besoin de formation spécifique ni de bagage particulier pour acheter en entreprise.

Il faut dire que les entreprises ont largement contribué, à une époque heureusement révolue, à faire passer les achats pour un placard.

L'économie étant aujourd'hui mondialisée, l'acheteur a fini par acquérir une dimension stratégique de spécialiste des marchés amont.

Pourquoi marchés amont ?

L'acheteur achetant pour l'entreprise, il n'est pas le client final des produits qu'il prospecte. Il y a donc dans la fonction une notion de service très forte à l'égard des utilisateurs. On l'aura compris, l'acheteur, même très bon, ne peut travailler seul. Résolument orienté "transversal" dans l'entreprise, le poste nécessite, outre une bonne connaissance des produits et process de l'entreprise (transformation de matière première par exemple), une ouverture d'esprit (pour écouter ses clients : service qualité, commerciaux, production, bureau d'étude), une bonne maîtrise des langues étrangères (anglais courant + technique impératif, une 2e langue un plus), et un bon profil général doublé d'une spécialisation achats, ce ne sont pas les bonnes formations qui manquent, du Master Achat International de Strasbourg à celui de Bordeaux, en passant par l'inévitable DESMA de Grenoble.

Assurément considéré comme un centre de profit (il a une très forte orientation à la baisse des coûts), il pourra avoir un impact décisif sur les résultats de l'entreprise. Ainsi, une baisse de 10% des achats sur un budget de 10M€ d'achats se soldera sur une année par 1M€ de marge supplémentaire... Combien de vendeurs et de ventes aurait-il fallu pour récupérer autant de marge ?

Les chiffres paraissent tout de suite énormes, c'est oublier que dans l'industrie, les achats constituent souvent plus de 50% du chiffre d'affaires. Dans le commerce, ce ratio est beaucoup plus élevé.

On comprend dès lors que la fonction (qui est plutôt jeune puisque la "professionnalisation" date des années 70 pour coincider avec les premiers ratés de l'économie de marché), soit porteuse et le métier enfin reconnu... à partir d'une certaine taille de structure.

Et c'est dommage ! Les PME/PMI gagneraient à avoir des professionnels des achats à leurs côtés, les enjeux dépassant bien souvent le simple cadre d'un salaire versé (qui est récupéré très vite).

lundi 18 juin 2007

Aide toi...

et le ciel t'aidera...

C'est en substance le message, pas très positif, de la demi-journée.

Suite à mon premier RV avec l'APEC, je constate que malgré la volonté apparente de mon interlocutrice (et de sa compétence) :

- pour le financement de la formation, il ne faudra pas rêver, en France visiblement on ne participe pas à ce type d'action pour la population cadre; la seule chance de se faire payer une formation, c'est de postuler pour un poste moyennement qualifié (donc en dessous de cadre) sur lequel il y a une forte demande; par conséquent, si je souhaitais devenir maçon ou maître d'hôtel (nb: je n'ai rien contre ces métiers, chacun sa spécialité), les portes de la formation me seraient grandes ouvertes.

Alors que la possibilité de se former tout au long de sa vie est souvent mise en avant par les médias (loi de modernisation sociale du 13 juin 2001), on constate donc un décalage entre les désirs de la classe dirigeante et la réalité du terrain (et probablement le porte monnaie -vide- des acteurs du financement à la formation).

- ensuite pour mon accession au poste d'acheteur, il semblerait qu'il faille que je repasse par un poste d'assistant achat et qu'on ne me prendra jamais à cette fonction (c'est amusant, j'ai déjà validé ce point sans que pose de soucis avec 3 autres interlocuteurs).

Conclusion, depuis ma dernière fonction aux achats, je n'ai absolument rien appris dans le commercial qui puisse me servir par la suite, c'est d'une évidence qui saute aux yeux, tous les acheteurs le savent;

- autre évidence, il serait bien que je me forme en vue d'un Bac+5 (cap psychologique pour les RH) - à mes frais admettons - mais le fait de passer mon Bac+5 en achats ne m'assurera absolument pas un poste d'acheteur à la sortie. J'imagine (raisonnement personnel), qu'avec mon Bac+5 je serai en plus sur-calibré pour le poste d'assistant. J'en conclus donc que je devrais investir mon argent ailleurs ? (ça tombe bien, j'ai une salle de bain à refaire)

- enfin, cerise sur le gâteau, un dernier bon conseil : si rien ne bouge d'ici octobre novembre, il faudra que je me repositionne sur un poste de commercial.

On peut rêver !

Moralité : les intérêts de l'APEC me semblent converger vers ceux de l'ANPE, à savoir la sortie à la va vite des gens inscrits sur les listes.

Je suis perplexe, sûrement déçu de la tournure des évènements, en tous les cas je n'aime pas réagir à chaud. Si quelqu'un a un avis...

vendredi 8 juin 2007

Etre acheteur pour la première fois

acheteur

Le rôle de l'acheteur se borne-t-il uniquement à la négociation tarifaire ?

C'est l'écueil que cherche à éviter cet ouvrage, rédigé par deux pointures du métier (l'un est ancien directeur achats de Valeo, l'autre tuteur à l'Essec, excusez du peu).

De la définition du poste par rapport à son environnement global à la prise de de poste de la direction achats, en passant par la définition de l'acheteur projet/famille, au pilotage des objectifs, c'est en moins de 200 pages une introduction complète pour maîtriser rapidement l'ensemble des aspects du métier et l'exercer avec passion et succès.

Parfois mal perçue (aussi bien en interne qu'en externe), la fonction achat permet d'être, comme sa proche cousine la vente, sur le devant de la scène en participant directement à la marge de l'entreprise.

Que m'a apporté ce livre ? Assurément une grande source d'inspiration, et de motivation, qui laisse le soin à d'autres ouvrages de rentrer dans le détail de la technique proprement dite (analyse de la valeur par exemple).

Un livre à recommander donc, j'ajoute que j'y aurais sûrement gagné à lire ce livre quand j'excerçais la fonction commerciale.

Et pour boucler, rappelons que les achats c'est :

  • Un gisement de 1364 offres d'emploi pour la fonction au cours des 3 derniers mois comparativement aux 3 mêmes mois de l'année précédente, soit une nette hausse de 28% (source Apec 2007)
  • Une priorité pour 69 % des dirigeants qui souhaitent l'amélioration des performances de leur entreprise (source Cegos 2005)
  • D'autres données sur la fonction sur le toujours pertinent site de l'APEC.